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Armand LATTES - Promo 1955 "Souvenirs souvenirs"

Portraits

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26/09/2025

Préhistoire : Juin 1951, l’année de la deuxième partie du baccalauréat ! Les sujets, régionaux à l’époque, avaient été donnés par Jean JACQUES, Professeur de Mathématiques Générales à la Faculté des Sciences de Toulouse. Excellent mathématicien, mais personnage très libre et original, J. JACQUES était imprévisible…le résultat fut un véritable carnage ; dans mon école, nous avons été 2 seulement à décrocher le diplôme ! Dès lors, tout était permis : les prépas ou la Fac.

Mes choix me portaient sur la prépa Saint Cyr ou la chimie à la Fac. Mais pour les prépas en général, il n’y avait pas de bourse d’étude, à la différence de la Fac où l’on pouvait être boursier dès l’année préparatoire à l’Institut de Chimie (ICT), nom de l’Ecole en 1951. Malgré la mauvaise réputation de l’Institut, mais aussi parce que l’on pouvait concourir à toutes les écoles de chimie françaises depuis la prépa de l’ICT, je choisis de rester à Toulouse.

Année Préparatoire : Boursier, je fus bien accueilli et supportai allègrement le bizutage, debout, en chantant sur ordre, dans une grande hotte fermée ! Pendant les colles, quand les profs apprenaient que nous avions été bacheliers en Juin 1951, leur réaction était toujours la même : bonne référence ! J’ai le souvenir d’une interro par le Professeur Mathis, qui était arrivé avec une dizaine de romans policiers qu’il nous distribua pour que l’attente ne nous paraisse pas trop longue !!!

Après avoir obtenu le certificat MPC de la propédeutique, je passai le concours de Chimie de Toulouse, mais aussi celui de l’Ecole de Lyon : j’appris mon succès à Lyon avant celui de Toulouse. Allant aux infos au secrétariat, la secrétaire générale (future centenaire), Yvonne Vidal, dite « la Vidal » ou « Yvonne », craignant de voir un élève s’échapper, dévoila avec finesse mon succès toulousain. Elle répondit à mes objections quant à la différence entre un Institut peu reconnu et une Ecole du niveau National, que la prochaine promotion de l’Institut comme Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Toulouse ne faisait aucun doute et que l’actuel Directeur, le Professeur Fernand Gallais, avait toutes les assurances qu’il en serait ainsi très vite. Je renonçai donc à Lyon, et fus admis « élève ingénieur » à l’ICT !

 

La promesse de Melle Vidal fut vite respectée puisque, peu de temps après la rentrée, ENSCT remplaçait ICT. Parallèlement se développait l’Institut du Génie Chimique, totalement indépendant, dont la première année accueillait un élève sur titre…


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