Des croquettes plus saines !

Le Laboratoire de Génie Chimique (LGC) travaille sur le développement de moyens de détoxification des croquettes afin d’améliorer la santé des animaux. En collaboration avec des éleveurs de chats et de chiens mais également de chevaux, les chercheurs ont pu établir le lien entre l’alimentation de ces animaux et les problèmes de reproduction ou de mortalités anormales. Pour des raisons de façonnage des croquettes, les industriels sont contraints d’ajouter, à leur formulation, des céréales. La proportion est parfois très élevée (70 à 80%), ce qui pose deux problèmes pour la santé des chats et des chiens. D’une part nutritionnellement, car ces animaux sont des carnivores non adaptés à la digestion des produits végétaux ; d’autre part les céréales véhiculent des mycotoxines dont la zéaralénone (phytoœstrogène) à l’origine d’une baisse de fertilité ou de malformations. C’est dans le but de pallier ces problèmes que l’équipe travaille désormais sur le développement de moyens de détoxification. Ces travaux de recherche sont portés par le département bio-procédés et systèmes microbiens (BioSyM) au sein du laboratoire de Génie Chimique (UMR 5503 CNRS/INPT/UPS).

Les liens entre les mycotoxines et les effets toxiques chez les animaux : à la recherche de moyens de décontamination. Les moisissures se développent sur tous les substrats végétaux lors de leur croissance ou lors du stockage et produisent des mycotoxines suivant les conditions écologiques, et ne sont pas détruites par les procédés de transformation des aliments. Elles ont des effets délétères pour la santé des animaux (baisse de reproduction, immunotoxicité) mais également pour la santé des humains (cancer). Les études portent sur l’évaluation des produits agroalimentaires contaminés et la compréhension des mécanismes à l’origine des maladies engendrées par ces mycotoxines chez les animaux, voire les humains. L’utilisation de biomarqueurs spécifiques (analyse dans les fluides biologiques, adduit à l’ADN) permet non seulement d’affiner l’évaluation du risque, mais surtout la mise en œuvre de stratégie de détoxification, thème de recherche développé depuis peu. Il peu s’agir de moyens physiques comme l’utilisation de l’ozone sur le blé, ou d’adsorption des mycotoxines sur des levures ; ou bien l’inhibition de l’effet des mycotoxines par des substances antioxydantes. Ces stratégies intéressent tous les secteurs de l’agroalimentaire, tant les producteurs de céréales et produit dérivés, que les éleveurs.

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